Alors qu’au sommet du G20 de Toronto, les discussions attendues sur une taxe sur les transactions financières n’avaient pas donné de résultat, un rapport d’experts internationaux rendu public en début de semaine fait un point sur les solutions innovantes de financement, devant permettre d’atteindre les engagements internationaux concernant les questions de développement et d’environnement.

Dans la mesure où le secteur financier est l’un des premiers bénéficiaires de la croissance économique globale, et que ses activités sont au cœur de la globalisation, le rapport estime approprié qu’il soit sollicité pour une redistribution de richesses et joue ainsi un rôle de préservation ou développement des biens publics mondiaux.

Les experts examinent ainsi 5 pistes de taxes (sous les angles « suffisance », « impact sur le marché », « stabilité et pertinence » et « faisabilité ») :

* taxe sur les activités du secteur financier * TVA sur les services financiers * taxe sur les transactions financières * taxe sur les transactions de change (une seule monnaie/ collectée au niveau nationale) * taxe sur les transactions de change (toutes monnaies/ collectée de manière centrale)

La solution privilégiée par les experts est la dernière.

Une taxe de 0,005% sur les transactions de change permettrait de collecter 30 milliards de dollars par an.

Ce montant reste insuffisant au vu des besoins considérables de financement pour le développement et l’environnement, mais il constituerait un premier pas extrêmement significatif.

Les sommets des G8-G20 sous présidence française, en novembre prochain, seront donc à suivre de très près sur ce sujet.

Consultez le rapport