Le 15 juillet dernier, le Sénat américain a voté par 60 voix contre 39 une vaste réforme bancaire et financière, considérée comme la régulation la plus ambitieuse dans le secteur financier depuis celle votée dans les années 30, suite à la crise de 1929.

Le texte prévoit notamment un contrôle et une surveillance accrus des marchés financiers (y compris, d’acteurs tels que les hedge funds) ; un renforcement des fonds propres des établissements financiers ainsi que la création d’une agence de protection du consommateur. L’objectif in fine étant d’éviter des situations telles que celle ayant abouti à la crise actuelle.

Tandis que les lobbies bancaires et financiers étaient farouchement opposées à cette loi, certaines voix au contraire estimaient que la réforme n’allait pas assez loin et regrettaient déjà l’abandon d’une taxe sur les banques et les hedge funds, prévue initialement mais rejetée lors des discussions au Sénat.

La loi est aujourd’hui votée, mais le plus dur reste à venir : son application.

Article de la Tribune

Article du New York Times